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L’élection de femmes ne contribue pas à réduire la corruption, par Julieta Peveri & Clémence Tricaud

Alors que les femmes gagnent du terrain en politique à travers le monde, l’espoir grandit que l’élection d’un plus grand nombre de femmes puisse également conduire à une gouvernance plus intègre. Mais est-ce réellement le cas ?

Dans cette tribune publiée sur VoxEU, Julieta Peveri (Maitresse de conférences, CES, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Clémence Tricaud (UCLA Anderson School of Management) analysent des milliers d’élections municipales serrées opposant des candidats et candidates de genres différents au Brésil sur une période de deux décennies. Leurs résultats montrent que l’élection d’une femme maire n’entraîne ni augmentation ni diminution de la corruption.

En revanche, les maires sortants apparaissent systématiquement plus corrompus, selon différentes mesures de la corruption. Les femmes continuent de faire face à d’importants obstacles sur le chemin de l’accès aux responsabilités politiques. Les lever constitue un objectif démocratique fondamental, mais au nom de l’équité dans la représentation politique, et non parce que cela permettrait nécessairement de réduire la corruption.

Pour en savoir plus : https://cepr.org/publications/dp21568